Le Forum des féminismes noirs (BFF, pour Black Feminisms Forum) se tiendra les 5 et 6 septembre 2016, en préambule au Forum de l’AWID organisé à Bahia, au Brésil.
Le BFF permettra à des féministes noir(e)s et afrodescendant(e)s venu(e)s de nombreuses régions du monde de se réunir pour célébrer les apports des féminismes noires aux connaissances, aux pratiques et aux luttes relatives à l’autodétermination et à la justice, mais aussi de renforcer la solidarité qui les unit et leur pouvoir collectif.
Le BFF est organisé par un groupe de travail composé d’identités multiples qui sont nées et travaillent dans divers pays du continent africain ou au sein de la vaste diaspora africaine. Dans les lignes qui suivent, certaines d’entre elles vous expliqueront pourquoi nous avons besoin d’un Forum des féminismes noirs.

Amina Doherty  Twitter: @sheroxlox| Instagram: @aminaolayiwola

«Je pense que le Forum des féminismes noirs (BFF) est une occasion importante offerte aux féministes noires de se rassembler pour penser ensemble, élaborer des stratégies, rêver et construire en commun en tant qu’amies, collègues, membres de la famille et camarades. Je suis particulièrement impatiente à l’idée de créer une communauté de féministes noires qui transcendera les langues, les identités, les lieux et bien d’autres différences.

Notre famille noire a si peu d’espaces à sa disposition pour se réunir et parler… et par là, je veux dire pour « parler vraiment » : poser des questions sur les autres, débattre, apprendre, enseigner, partager nos traumatismes et nos peines, nous soutenir mutuellement, rire, pleurer et,simplement « ÊTRE » les unes avec les autres. Le monde a besoin d’un BFF car il a besoin d’un espace susceptible de soutenir, d’aider et de connecter la famille noire à l’échelle mondiale, une famille dont les membres ont une véritable passion pour la justice, l’amour, l’égalité, la créativité et la durabilité

Amina Doherty est une féministe africaine noire nomade, une artiste qui vit et aime dans tout le continent et dans toute la diaspora.