C’est officiel, les forces des nations unies vont plier bagage en juin 2017, après le transfert des activités onusiennes à l’Etat ivoirien. Depuis le 7 avril 2011, les casques bleus ont effectué des patrouilles dans les rues d’Abidjan. Et cela fait presque 12 ans, à la suite de la crise de 2004, qu’ils ont pris leurs quartiers dans la capitale ivoirienne. Ils ont ainsi été au centre des dissensions qui ont déchiré la Côte d’Ivoire.

Selon l’organisation internationale, la situation est à la normale actuellement, même s’il faut continuer d’être vigilant en vue de pérenniser la stabilité sociale dans le pays.

Le Conseil de sécurité de l’ONU entend redéfinir, avec les autorités ivoiriennes, la mission de sa force de près de 10 000 éléments, casques bleus, policiers et employés civils  présents dans le pays. La mission de l’Onuci est actuellement «militaire». Elle va évoluer pour se concentrer sur «des domaines comme la sécurité, la justice, le développement» d’ici à son départ en 2017.

Après une dizaine d’années de présence et d’interposition entre belligérants, de maintien de l’ordre puis d’accompagnement et de réinsertion des ex-combattants, les curseurs semblent être au vert pour quitter la Côte d’Ivoire.

Toutefois, il reste quelques points à peaufiner comme l’indique une note interne des Nations unies qui souligne des défis résiduels comme les retombées de la croissance dont les femmes et les jeunes n’ont pas encore bénéficié. Il s’agit de la divagation d’ex-combattants en mal de réinsertion, comme la persistance d’armes de petits calibres qui continuent de circuler, ou encore une certaine faiblesse dans l’encadrement militaire des FRCI, les forces armées ivoiriennes.

D’ailleurs, un budget de 50 millions de dollars (soit 25 milliards de Fra CFA) a été trouvé afin de terminer le travail entamé de rétablissement du pays, et les partenaires au développement se sont engagés à poursuivre le travail onusien. L’ONU qui ne sera pas très loin puisqu’une partie de troupes présente en Côte d’ivoire ira s’installera chez le voisin libérien.

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Redéfinition de la mission de l’ONUCI        

Le Conseil de sécurité de l’ONU entend redéfinir, avec les autorités ivoiriennes, la mission de sa force de près de 10 000 éléments, casques bleus, policiers et employés civils  présents dans le pays. La mission de l’Onuci est actuellement «militaire». Elle va évoluer pour se concentrer sur «des domaines comme la sécurité, la justice, le développement», a poursuivi Gérard Araud devant la presse. Reste toutefois à définir la forme et la durée du nouveau rôle de l’Onuci. La Côte d’Ivoire, de son côté, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Daniel Kablan Duncan, a souligné l’importance de la mission des membres du Conseil de sécurité de l’ONU. «Nous voudrions remercier les membres du Conseil de sécurité de vouloir faire en sorte que la Côte d’Ivoire redevienne ce qu’elle a été», a-t-il conclu.

L’ONU ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. La délégation promet de prendre langue avec la société civile notamment la ligue ivoirienne des droits de l’homme, LIDHO. Cette dernière a noté des points positifs durant ces derniers mois grâce à l’engagement de l’Etat de la Côte d’Ivoire. Cependant, les autorités onusiennes soulignent que tout n’est pas rose. La population est confrontée à un problème d’insécurité au quotidien dû, en grande partie, aux délits commis par des hommes armés qui se revendiquent des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et qui sèment la terreur dans certaines régions.

Amadou Sabar Ba