Un samedi 22 octobre qui s’annonce très chaud avec deux grandes manifestions politiques dans la capitale ivoirienne. Le Front du refus, après la marche avortée d’hier jeudi, est plus que déterminé dans la lutte contre le projet de la nouvelle Constitution pour manifester son amertume. Ces opposants annoncent un grand meeting à la place Ficgayo de Yopougon. Au même moment, la majorité présidentielle informe de la tenue de son premier meeting de campagne au stade Houphouët-Boigny, avec la présence annoncée du président Alassane Ouattara.

Ça craint un regain de tension dans ce pays d’Afrique de l’Ouest vu que ce samedi 22 octobre, le pouvoir et ses soutiens lancent également leur premier meeting de campagne au stade Houphouët-Boigny, en présence du chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara.

Après la marche du Front du refus, l’heure est au bilan d’étape. Danièle Boni Claverie ouvre le bal des réactions. Lord de la conférence de presse. Elle a souligné que malgré tous les obstacles des forces de l’ordre, la manifestation qui «a mobilisé un millier de personnes à Abidjan, est un succès, une victoire».  Abou Drahamane Sangaré du FPI, Front populaire ivoirien, a expliqué que «ce n’est pas une affaire de camp politique mais une affaire de la Côte d’Ivoire»,

D’ailleurs, le  professeur Mamadou Koulibaly  n’a pas fait dans la dentelle. Il a été beaucoup plus tranchant. «Il faut que les militants soient conscients que sur ce type de champ de bataille, si votre leader est emporté, s’il tombe, s’il disparaît, le principe de base du combattant, c’est de continuer le combat. Ne vous posez pas la question : ‘’il est où ?’’ Là où vous devez aller, vous êtes tombés d’accord d’y aller, vous y allez quand même. Et ce matin les gens qui étaient là ont continué. (…) Le chemin que nous montrons, c’est la désobéissance à une autorité qui ne doit pas faire ce qu’elle a envie de faire», a conseillé le professeur. Ce qui augure de lendemains houleux en Côte d’Ivoire.

Selon le président Ouattara, le projet de la nouvelle Constitution va permettre d’en finir avec le problème de « l’ivoirité », le point d’achoppement qui détermine, dans la constitution, les conditions d’éligibilité à la présidence de la République.

Du côté de l’autorité étatique, la raison est tout autre. Après avoir prévenu les opposants que la manifestation n’était pas autorisée, les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes et interpellé plusieurs leaders et élus. Dans un communiqué, le préfet de la capitale ivoirienne clarifie que «L’itinéraire initialement choisi par les organisateurs de la marche ainsi que la durée de l’activité (…) auraient perturbé les activités sociales, administratives et économiques du district autonome d’Abidjan».

Ça craint un regain de tension dans ce pays d’Afrique de l’Ouest vu que ce samedi 22 octobre, le pouvoir et ses soutiens lancent également leur premier meeting de campagne au stade Houphouët-Boigny, en présence du chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara. L’enjeu est certes celui de la mobilisation, mais certains observateurs redoutent qu’un camp soit tenté de déstabiliser le meeting de l’autre, ce qui pourrait bien dégénérer.

Selon le président Ouattara, le projet de la nouvelle Constitution va permettre d’en finir avec le problème de « l’ivoirité », le point d’achoppement qui détermine, dans la constitution, les conditions d’éligibilité à la présidence de la République.

En outre, le projet prévoit la création d’un poste de vice-président, élu en même temps que le président de la République de Côte d’Ivoire.

Amadou Sabar Ba