Certains attendaient une déclaration solennelle à travers un discours radio-télévisé. D’autres pensaient à un réaménagement rapide du gouvernement après. C’est à la descente d’avion que le chef de l’Etat camerounais a parlé à ses compatriotes. Visage grave, il a trouvé des mots compatissants pour les familles éprouvées, rappelé qu’il avait ouvert une enquête pour faire la lumière sur ces tristes événements et félicité le gouvernement pour son action à la suite du drame d’Eséka.

L'entrée de la gare d'Eséka peu après la catastrophe.
L’entrée de la gare d’Eséka peu après la catastrophe.

Sur la journée de deuil décrétée pour ce lundi, il a expliqué que «Je crois que c’est la meilleure manière de souligner la solidarité entre toute la nation et les victimes de cette catastrophe». Avant d’ajouter plus loin, «Je crois que nous devons placer ce deuil national sous le signe de la ferveur patriotique, sous le signe de l’union des cœurs pour qu’ensemble, on continue à relever les défis que l’avenir nous pose».

Mais l’une des nouvelles les plus importantes de ce message concerne les rescapés encore en vie. Il a ainsi fait savoir que «J’ai également prescrit que les formations hospitalières qui vont recevoir les blessés les soignent aux frais de l’Etat». Des blessés qui ont été transférés pour nombre d’entre eux à Douala et Yaoundé où les services médicaux sont à pied d’œuvre pour sauver les vies qui peuvent encore l’être.

L'intégralité du message présidentiel.
L’intégralité du message présidentiel.

Il a terminé sa brève sortie par un appel en directions de tous les Camerounais qui, pour lui, doivent «dans les circonstances comme celles-ci […] faire preuve de courage, de dynamisme et de volonté».