L’annonce en a été faite par le secrétaire général du gouvernement, Amadou Gon Coulibaly, vendredi 25 novembre, au Palais de la République. Le premier, Mabri Toikeusse, est remplacé par Marcel Amon Tanoh par intérim ; et Gnamien Konan par Mamadou Sanogo. Tout est parti de quelques points de divergence. Ces désormais anciens ministres des Affaires étrangères et du Logement ne s’entendaient pas avec le chef de l’État, Alassane Ouattara, et le directoire du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) concernant la nomination de candidats aux élections législatives.

Mabri Toikeusse a en effet décidé de présenter des candidats de son propre parti en dehors de la coalition RHDP suite à la pression subie des cadres de sa formation politique, qui l’ont menacé de destitution s’il ne s’exécutait pas, Les motifs avancés sont alors le fait que les candidatures issues de son parti, l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), n’étaient pas assez nombreuses au sein du RHDP, alors que le Rassemblement des républicains (RDR) d’Alassane Ouattara était parvenu à imposer ses cadres. Ce limogeage était déjà prévisible, d’autant plus que les déboires de Mabri Toikeusse avaient débuté en début de semaine alors qu’Alassane Ouattara lui avait demandé de ne pas se rendre au sommet Pays arabes/Afrique à Malabo, en Guinée équatoriale, où s’est pourtant rendu le président de République. Il a également été empêché de se rendre au sommet de la Francophonie, dont la conférence ministérielle débutait le 23 novembre.

Pour rappel, le gouvernement  ivoirien avait fixé en conseil des ministres  jeudi 3 novembre 2016, la date des prochaines élections législatives au 18 décembre 2016, en application de la législation électorale nationale et sur proposition de la Commission électorale indépendante (CEI), Et juste après la présentation des listes de candidats, des mécontents se sont manifesté au sein de la  coalition au pouvoir RHDP. Ceux du PDCI d’abord, puis s’étendant dans d’autres petits partis tels que l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), le Mouvement des forces d’avenir (MFA) ou encore l’Union pour la Côte d’Ivoire (UPCI). En effet, les militants de ces partis politiques estiment être à nouveau les grands perdants de l’alliance avec le RDR au sein du RHDP, étant donné que le RDR d’Alassane Ouattara présente a lui seul 135 candidats sur 255 sièges.