Il a fallu un semestre d’attente et des tractations marquées par le refus de son principal opposant Jean Ping, pour qu’Ali Bongo convoque un dialogue national pour le 28 Mars à Libreville, la capitale gabonaise. Dans un communiqué final du conseil des ministres tenu ce vendredi 10 mars, toutes les parties sont convoquées pour discuter de l’avenir politique de ce pays d’Afrique centrale secouée par une crise politique née des violentes contestations des résultats officiels des élections présidentielle.

 Le communiqué du gouvernement annonce la participation de certains membres de l’opposition au dialogue politique  que les initiateurs veulent ouvert. « Soucieux de préserver la paix, la cohésion et l’unité nationale, le Conseil des ministres a décidé de convoquer le dialogue politique, en vue d’emmener les fils et filles de notre pays qui le désirent, y compris la société civile, à apporter leur contribution à la recherche des solutions pérennes pour raffermir notre jeune démocratie », précise le Conseil des ministres.

 Le dialogue politique va comporter quatre (4) phases. La première phase sera faite de la cérémonie solennelle d’ouverture. La deuxième phase, citoyenne sera l’occasion pour la société civile d’apporter ses contributions conformément aux modalités définies par le Bureau des Assises. La troisième phase sera consacrée exclusivement aux partis politiques. La cérémonie solennelle de clôture sera la quatrième phase et bouclera les discussions.

Sur le fond de débats, quatre thématiques seront débattues. Il s’agit de :

  • La réforme des Institutions et la consolidation de l’Etat de droit démocratique
  • Les réformes électorales
  • La modernisation de la vie politique
  • La consolidation de l’Etat de droit

 Aussi faut-il rappeler qu’Ali Bongo a convoqué ce dialogue politique, suivant une de ses promesses électorales. Cible de vives contestations à l’issue de la présidentielle du 27 août 2016, Ali Bongo a voulu de ce dialogue pour redorer le blason à son régime et lui (re)donner une certaine légitimité. Mais avec la non-participation de son opposant principal Jean Ping et de ses alliés, qui drainent derrière eux une partie non négligeable de la population, ce dialogue qui s’ouvrira le 28 mars prochain risque bien d’être un dialogue africain de plus.