Initiateur de ce colloque international sur « Religions et migrations : construire ensemble par les mobilités religieuses », le directeur de l’institut Timbuktu, s’inscrit, lui et ses pairs, dans « une logique de la construction de dialogue entre les civilisations et les cultures ». Pour le représentant-résident de la Fondation Konrad Adenauer, le sujet des Migrations est très actuel et en débattre sur un aspect religieux, c’est répondre à plusieurs questions de recherche et sociales.

« La migration n’est pas quelque chose de négatif, elle est plutôt à la base de convergence et de dialogue entre les cultures endogènes qui se sont rencontrées ». Par ces mots, Bakary Sambe, directeur de Timbuktu Institut-African Center for Peace Studies, veut rassurer que les phénomènes migratoires ne sont pas créateurs de radicalisme.

Interpellé sur la coexistence pacifique entre les religions au Sénégal, Bakary Sambe, explique que « cette coexistence n’est pas pacifique mais plutôt c’est un projet commun de citoyenneté construit autour du contrat social sénégalais qui repose sur la diversité et également d’autres valeurs qui nous ont d’abord réuni avant l’arrivée de ses religions ».

Pour Marie Brossier, enseignant-chercheure à l’Université de Laval au Canada, la problématique des migrations est étroitement liée avec celle des religions et dans un certain cas avec la langue. A titre d’exemple elle touche du doigt le fait que « la langue arabe est souvent confondue à la religion musulmane », ce qui laisse croire, à tort, que  tous les migrants « arabophone » sont des musulmans.

L’objectif du colloque est de faciliter la collaboration  entre le monde de la décision celui de la réflexion, afin que les décisions prises collent avec la réalité. Il permettra également d’instaurer une réflexion beaucoup plus globale et interdisciplinaire sur la question de la  migration qui ne peut seulement être analysée sur un côté politique, géopolitique, etc.

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