Avec l’essor du numérique en Afrique, de nouveaux secteurs de métiers se développent. Les jeunes, considérés comme les  »laissés pour compte » dans les politiques publiques sur le continent sont particulièrement actifs dans ces secteurs. De plus en plus de startups sont créées, absorbant ainsi une partie non négligeable d’une couche active du continent.

Comment accompagner donc ces initiatives, afin de leur permettre de grandir et de contribuer au développement du continent ? C’est la réflexion qui a meublé la conférence IT Forum édition 2 de Ouagadougou. Cette conférence qui fait le tour d’une dizaine de pays africains vise à permettre le partage des bonnes pratiques au profit du continent.

Le rendez-vous de Ouaga a donc tourné autour de la question de fiscalité et de financement des jeunes dans le numérique. Les experts ont notamment appelé les gouvernements africains à réfléchir à des modèles de fiscalité et de financement adaptés aux réalités du numérique. Ces mécanismes devront aussi tenir compte de l’environnement africain et des difficultés rencontrées par les startups en Afrique.

Avec le numérique, les startups proposent souvent des solutions concrètes à des problèmes réels. Ces solutions coûtent, de manières générales, moins chères et sont donc adaptées à des populations à faibles revenus. Permettre aux populations d’accéder aux solutions vitales à moindre coût pourrait être un atout pour leur épanouissement. Les solutions numériques sont des facteurs de croissance et donc de développement. Car, elles permettent d’optimiser le temps, réduisent les efforts en rendant la réalisation de certaines tâches moins pénibles…

Au cœur du développement du numérique en Afrique : les startups !

Les échanges de l’IF Forum Ouagadougou ont porté sur la fiscalité adaptée au numérique et le financement des startups en Afrique

Les exemples sont nombreux, le cas de startups qui soulagent des populations par leurs initiatives. L’IT Forum est une plateforme qui attire donc l’attention des dirigeants sur ces opportunités. Si elles sont soutenues, ces opportunités pourraient permettre au continent de prendre un vrai raccourci afin de réduire l’écart entre le continent et les autres.

Mais avant, il y a des préalables. Le continent doit se définir une ou des politiques claires de développement du numérique d’abord. Ensuite, il devra promouvoir une coopération continentale au mieux, si non régionale pour viabiliser des projets numériques d’envergure. Enfin, l’Afrique doit répondre au défi de la sécurisation de son cyberespace, tout en ayant un meilleur contrôle sur ces données.

Si ces conditions sont réunies, des milliers de jeunes africains pétris de talent dans le numérique pourront agir sur le développement du continent. La bonne nouvelle : les rendez-vous de partage, de coworking et les plates-formes de réflexions ne cessent de se multiplier sur le continent mais aussi ailleurs pour faire du continent, un continent transformé grâce au digital.