Alors que ses adversaires faisaient campagne dans de belles voitures et avec des moyens impressionnants  et beaucoup d’argent, Mwirigi, lui faisait campagne à pied, maison par maison. D’après les medias locaux, il a aussi eu le soutien des conducteurs de taxi-motos.

« Puisque je viens d’un milieu pauvre, je comprends les problèmes qui touchent les résidents. Mon agenda clé sera de transformer la vie des gens« , a-t-il dit au journal Daily Nation.

« Mes adversaires ont dépensé beaucoup d’argent dans leurs campagnes. Certains ont même essayé de corrompre les électeurs mais les gens d’Igembe ont été sages et ont choisi quelqu’un qui a leurs intérêts au cœur et c’est moi », a déclaré Mwirigi, cité par le journal Standard Media.

Le même journal rapporte que quand le jeune étudiant n’était pas à l’école, il travaillait dans les usines de thé de la région, où il gagnait 350 shillings kenyan par jour, soit l’équivalent de 3 dollars.

Quelques événements joyeux dans une élection tragique

Les Kenyans ont participé aux élections générales très tendues ce mardi le 8 août, mais il y a eu quelques évènements joyeux. Au cours des longues files d’attentes au jour du vote, une femme a accouché d’une jeune fille devant le bureau électoral  à l’ouest du pays, et l’a nommé « Chepkura » qui signifie « élections ». « Maintenant, je suis heureuse, parce que j’ai accouché et j’ai voté« , a-t-elle déclaré. « Avoir donné naissance dans un bureau de vote, c’est une bénédiction pour moi et je remercie Dieu. »

Le Kenya a aussi autorisé les prisonniers à voter pour la première fois.

Mais l’après-élection semble mal tourner.  Alors que le président sortant Uhuru Kenyatta était déclaré en tête par la commission électorale ce mercredi, son principal challenger Raila Ondinga a contesté les résultats provisoires, disant que des hackers avaient piratés les serveurs de la commission électorale pour fausser les résultats. La commission électorale a nié ces accusations.

Suite à cette déclaration, plusieurs supporters de l’opposition sont sorti manifester dans les rues, et des affrontements avec la police ont fait au moins 6 morts d’après le médias locaux.

Les présidents des missions d’observateurs internationaux, dont ceux de l’Union africaine, de l’Union européenne et du Common Wealth, ont publié un communiqué où ils appellent au calme et conseillent de laisser la Commission électorale faire son travail. «Nous reconnaissons que le bilan des résultats à tous les niveaux est une partie essentielle du processus. Nous demandons donc à la Commission électorale indépendante (IEBC) de continuer dans les délais prévus par la Constitution, de faire preuve de pleine intégrité et de transparence afin que tous les Kenyans puissent faire confiance aux résultats annoncés. L’IEBC a mis en place un processus visant à assurer l’intégrité et la transparence des élections qui devrait être autorisé à continuer. Pour ce faire, le personnel d’IEBC doit pouvoir travailler librement dans un environnement sécurisé, et avoir le temps de terminer le processus ».