Il a comme principale caractéristique une trompe, appelée aussi proboscis.  Avec une fonction de respiration et de perception des odeurs, c’est un organe nasal allongé qui découle de la fusion de la lèvre supérieure et du nez. La trompe est un organe souple et préhensile qui leur sert  à porter l’eau et la nourriture à la bouche, à tirer ou à transporter des objets et à pousser des cris. Elle  comporte entre 100 000 et 150 000 muscles et est dépourvue d’os. Elle pèse plus de 100 kg.

La trompe se compose de deux longs tuyaux cylindriques, partant de l’ouverture antérieure des fosses nasales. Ces tubes se rétrécissent à la région de l’inter mâchoire, ce qui empêche l’eau pompée de pénétrer dans la cavité nasale ; ils offrent une dilatation et se resserrent à l’endroit où ils s’ouvrent dans les narines osseuses, là où ils sont couverts par un cartilage nasal ovale. Les tubes sont entourés d’une multitude de faisceaux musculaires, les uns longitudinaux, les autres rayonnant vers la peau et servant à comprimer les premiers. Quelques-uns enfin, mais en moins grand nombre sont circulaires. Il faut alors distinguer de ces muscles propres à la trompe, ceux qui servent à mouvoir l’organe en entier. Ces derniers sont comparables aux muscles de la queue. On les distingue en élévateurs et abaisseurs supérieurs et latéraux, qui naissent du front, des os propres du nez et des cartilages, tant de l’os maxillaire supérieur que de l’intermaxillaire. Autre caractéristique, c’est la taille des oreilles.

L’éléphant d’Afrique possède de très grandes oreilles. Avec le dos creusé, l’éléphant d’Afrique est doté d’une seule bosse. Il est moins poilu que celui d’Asie qui dispose de deux bosses.

Le loxodonta africana a taille qui ne dépasse pas 3,5 mètres. Les deux espèces l’éléphant de savane et celui de forêt ont une espérance de 60 à 70 ans. Quand il court, il a une vitesse de 40 kilomètres heures.

Il vit dans la savane ou la forêt, près d’un point d’eau, en groupes familiaux. Chaque groupe est dirigé par une matriarche qui décide des déplacements.

Cette femelle est très importante pour la survie du groupe car elle transmet son expérience aux autres femelles.

L’alimentation des éléphants

Troupeau d’éléphants de savane d’Afrique ( Loxodonta africana ) traversant la rivière Luangwa , Parc national du Sud Luangwa, Zambie, Commons Wikimedia (Crédit Photo: Geoff Gallice)

L’éléphant d’Afrique est un grand herbivore. Il mange 130 à 230 kg de végétaux par jour. Sa trompe lui sert à s’alimenter. Ils ont besoin de 3 heures de sommeil par jour. Classé dans la catégorie des mammifères placentaire, on la retrouve dans toute l’Afrique subsaharienne jusqu’en Afrique du Sud.

La reproduction des éléphants

L’accouplement a lieu tout au long de l’année mais une femelle ne donne naissance à un petit que tous les 4 ans minimum après une gestation de 18 à 22 mois. Et, les accouplements ont lieu durant toute l’année. Pendant cette période des « amours », les mâles connaissent une excitation intense appelée « musth ». C’est à ce moment-là qu’ils se livrent à de violents combats. Le vainqueur rejoint la femelle et reste avec elle pendant 3 jours environ. Ainsi pour pouvoir s’accoupler, le mâle doit soulever ses 6 à 7 t et poser ses pattes sur la croupe de sa partenaire.

Appelé aussi Loxodonta africana, on le retrouve en Afrique de l’Est, de l’Ouest notamment en Côte d’Ivoire qui est d’ailleurs un de leurs emblèmes « les éléphants de la Côte d’Ivoire surnom de l’équipe nationale de football », mais plus en Afrique australe en Ouganda, Botswana,  Namibie, Afrique du Sud et au Zimbabwe.

Le niveau de menace qui pèse sur ces pachydermes

Elephant Afrique Commons Wikimedia (Crédit photo: Sylvain SCATTOLINI)

Le dernier rapport de L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publié en 2016 a sonné l’alerte sur le niveau de menace qui pèse sur les éléphants surtout en Afrique.

D’après le rapport l’Afrique compte actuellement environ 415.000 éléphants, soit 111.000 de moins que lors de la dernière décennie, selon le rapport de l’UICN. L’UICN tire la sonnette d’alarme sur la chute de la population des pachydermes qui est à « La forte hausse du braconnage, qui a débuté il y a une dizaine d’années, et qui est la principale cause du déclin » de la population d’éléphants.

Autres conséquences de la chute de la population des éléphants résident dans la disparition croissante des zones naturelles d’habitation des pachydermes, à cause de la déforestation et de l’urbanisation croissante, ce qui est une menace aussi pour cette espèce.

En effet, les braconniers, principaux ennemis pour la survie des éléphants, les chassent pour revendre à prix d’or leurs défenses en ivoire.

Et les marchés asiatiques demeurent les principales destinations de ces objets prisés et le Japon est fortement pointé du doigt.

Classé catégorie « vulnérable » par l’UICN, Loxodonta africana, l’éléphant d’Afrique, est considéré comme « en danger » par l’organisation internationale. On lui connait trois sous-espèces, dont une proche de l’extinction, l’éléphant de Sumatra. Les deux autres sont l’éléphant du Sri Lanka et l’éléphant de Bornéo en Asie.