Le  Gabon, pays de l’Afrique  centrale  peuplé de 1,8 million d’habitants est  dirigé depuis  2009 par Ali Bongo Ondimba,  réélu en aout  2016 au  cours  d’une  élection présidentielle  tendue. Son prédécesseur  fut Omar Bongo  Ondimba  qui  dirigea  le pays  de 1967 à 2009, soit  pendant  42 ans.  Le  Gabon a  acquis  son  indépendance le  17 août 1960 et  célèbre  le 57e  anniversaire  de son accession à la souveraineté internationale  le jeudi 17 aout  2017. Le  système  multipartiste  a  été  introduit en 1990. Voici les grandes  dates de  l’indépendance du pays.

Avant l’Indépendance

1471 : Le Gabon est découvert par les portugais

1580-1600 : Les Hollandais supplantent les portugais

1608 : répression des autochtones révoltés

1839 : Pour réprimer la traite des noirs, le capitaine de vaisseau français, Bouët Willaumez, crée un établissement

1839 (9-2): Un traité est conclu entre la France et le Roi Denis Rapontchombo, permettant aisi aux Français de s’établir sur la rive gauche de l’estuaire

1842 (18-3) : Un traité est conclu entre la France et le Roi Louis Dowé, permettant aux Français de s’établir sur la rive droite de l’estuaire.

1843 : La France établit son premier établissement officiel, Fort-d’Aumale.

1862 : Le Gabon devient un protectorat français ; le Roi Ndebulia cède à la France qui prend ainsi possession de Cap Lopez

1875-78, 1880-81 et 1883-84 : Savorgnan de Brazza explore le Gabon

1883 : Le Gabon devient une colonie ;

1888 : Le Gabon est rattaché au Congo

1904 : Le Gabon est rétabli

1910 (15-1) : Le Gabon devient une partie de l’Afrique Equatoriale Française (AEF)

1960 (17-8) : L’Indépendance du Gabon est proclamée

Après l’Indépendance

1961(13 février): Léon Mba est élu président.

1961 (21 février): La Constitution instaure un régime présidentiel à la place de l’ancien régime parlementaire.

1964 (18 février): Echec d’un coup d’Etat militaire.

1965 (12 février): Le Gabon est élu membre du Conseil économique et social de l’ONU.

1967 (19 mars): Réélection de Léon Mba à la présidence de la République.

1967 (27 novembre): Mort de Léon Mba. Le vice-président Albert-Bernard Bongo lui succède (2 déc.).

1968 (15 juin): Institution du Parti démocratique gabonais (PDG), parti unique. Omar Bongo cumule les fonctions de président et de secrétaire général du parti.

1972 (septembre): Différends frontaliers entre le Gabon et la Guinée Equatoriale.

1973 (25 février): Réélection d’Omar Bongo.

1975 (16 avril) : Léon Mébiame  est nommé Premier ministre.

1975 (25 mai): Une nouvelle Constitution est promulguée.

1975 (10 juin): Le Gabon devient membre de plein droit de l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP).

1976 (7 septembre): Le Gabon se retire de l’Organisation commune africaine, malgache et mauricienne (OCAM).

1978 (juillet): Dix mille béninois sont expulsés du Gabon.

1979 (14 décembre): Premières élections aux assemblées provinciales, départementales et municipales.

1979 (30 décembre): Réélection d’Omar Bongo.

1980 (27 janv./10 fév.): Elections législatives.

1981 (mai): Expulsion de plusieurs milliers de ressortissants camerounais.

1986 (3 mai): Etablissement de relations diplomatiques avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

1986 (9 novembre): Réélection d’Omar Bongo.

1989 (3 octobre): Echec d’un complot contre le président Bongo.

1990 (27 avril) : Casimir Oyé Mba est nommé Premier ministre.

1990 (22 mai): Instauration officielle du multipartisme.

1990 (23-30 mai): Emeutes à Libreville et Port-Gentil à la suite de la mort d’un opposant.

1990 (16-18 sept.): Premières élections multipartites. L’élection de 58 députés est confirmée, pour les autres, le scrutin est annulé et reporté. A la suite de quatre tours de scrutin, le PDG obtient 63 sièges et l’opposition 57.

1990 (21 novembre) Casimir Oyé Mba est renommé Premier ministre. Il fait appel pour son gouvernement à des ministres d’opposition.

1993 (5 décembre): Première élection présidentielle pluraliste. Omar Bongo est réélu devant le père Mba Abessole, président du Rassemblement national des bûcherons.

1994 (11 mars): L’Assemblée nationale adopte une réforme constitutionnelle créant un Sénat.

1994 (11 octobre): Démission de Casimir Oyé Mba. Paulin Obame Nguema est nommé Premier ministre.

1995 (mars): Opération de contrôle des  » sans-papiers « . Des dizaines de milliers d’étrangers sont expulsés.

1996 (oct./nov.): Elections municipales. Le PDG remporte 54% des sièges. L’opposition obtient les 2 principales villes du pays, Libreville et Port-Gentil. Le père Mba Abessole est élu maire de la capitale.

1996 (décembre) : Elections législatives : le PDG conserve la majorité absolue.

1997 (janvier) : Le Premier ministre Paulin Obame Nguéma forme un nouveau gouvernement, composé essentiellement de membres du PDG.

1997 (18 avril): Révision de la constitution qui prévoit notamment la création d’un poste de vice-président et l’extension du mandat du président de 5 à 7 ans.

1997 (27 mai): Nomination de Divungi-Di Ndinge Didjob, issu de l?opposition, au poste nouvellement créé de vice-président de la République.

1997 (30 août): Elections législatives partielles : Le PDG remporte 6 des 10 sièges vacants.

1998 (6 décembre): Réélection d’Omar Bongo à la Présidence de la République au premier tour avec 66,55% de suffrages.

1999 (23 janvier): M. Jean-François Ntoutoume Emane est nommé Premier ministre.

2001 (9 décembre) : Elections législatives (premier tour)

2001 (23 décembre): Deuxième tour des élections législatives . Le PDG conserve la majorité.

5 décembre 1993. La réélection contestée de Bongo provoque un soulèvement, sévèrement réprimé.

8 juin 2009. Décès d’Omar Bongo.

3 septembre 2009. Élection contestée de M. Ali Bongo Ondimba, fils d’Omar Bongo. Émeutes contre les intérêts français.

13 février 2014. Perquisition dans une villa de Nice appartenant à la famille Bongo dans le cadre de l’enquête sur les biens mal acquis.

31 août 2016. Réélection contestée de M. Bongo Ondimba. Les manifestations de protestation sont durement réprimées.

 

(Sources  diverses : Archives  nationales,  Ministère des Affaires  étrangères, de  la  Francophonie)