1- Issaias Afeworki de l’Erythrée, le prédateur numéro 1 de la Presse en Afrique

A 70 ans, le président Erythréen tient le rôle de prédateur de la Presse depuis 2001. Son discours officiel, « il n’y a jamais eu de journalistes emprisonnés en Erythrée », note RSF. Un déni qui fonde le harcèlement dont sont victimes les professionnels des médias. D’ailleurs depuis 2001, il n’existe plus en Erythrée de presse indépendante ou privée.

 2- Abdel Fattah Al-Sissi, l’Egyptien allergique à la liberté d’expression

En bon militaire africain, le président Egyptien Al-Sissi utilise l’arrestation de masse des journalistes comme arme ! À 61 ans, l’homme fort d’Egypte nie toute restriction de la liberté de Presse. Son alibi pour bâillonner la Presse, des supposés liens avec la communauté religieuse des Frères Musulmans. Un alibi pour faire taire une bonne partie de la communauté internationale, au nom d’une lutte contre le terrorisme. Et la Presse en meurt à petit feu en Egypte.

3- Joseph Kabila, l’héritier impitoyable vis-à-vis de la Presse en RDC

Il est le plus jeune président du continent. Mais il est l’un de ceux qui utilisent les vieilles méthodes anti-démocratiques pour se maintenir au pouvoir coûte que coûte. A seulement 45 ans, il est décrit comme une « terreur » pour la Presse. S’il déclare à qui veut l’entendre qu’il travaille pour « qu’aucun crime contre les journalistes ne soit impuni », son armée et sa police continuent de supprimer les journalistes qui dérangent. Son obsession, garder son pouvoir à tout prix !

4- Paul Kagamé, une indifférence cynique au Rwanda

Lui, rien ne semble l’émouvoir. Serein et droit dans ses bottes, il marche sur tout ; y compris la Presse. Ceci, au nom d’une certaine unité gardée du Rwanda d’après génocide. Paul Kagamé n’a « que faire » du sort des journalistes. Emprisonnés, tués ou forcés à l’exil, c’est son service de renseignement qui joue pour lui. Avec lui, le Rwanda est au  161è rang de la liberté de Presse sur 180.

5- Teodoro Obiang Nguema, le richissime président Equato-Guinéen

L’un des plus vieux « chasseurs » de la Presse. Depuis 1973, Teodoro Obiang Nguema considère en ennemi des médias. Chez lui, la règle, c’est la censure politique sur tous les médias. Selon Reporter Sans Frontières, 17 actes de censures sont recensés dans le pays avec le blocage des réseaux sociaux. En 12 ans, Obiang Nguema a renvoyé 6 journalistes de son pays ; pays qu’il maintient au 168è rang du classement mondial de la liberté de Presse.

6- Omar El-Bechir, le soudanais brutale

Son pays est 174- sur 180. Il assume la restriction imposées aux médias au Soudan et menace. Pour son gouvernement, « les journaux ne doivent pas franchir des limites » et la « Presse n’intéresse personne », disait-on au ministère de l’information en février 2015. Des propos rapportés par RSF et qui justifie les 165 journaux saisis depuis 2010 ; les 139 journalistes interpellés sur la même période.

7- Le plus comique des chasseurs de la Presse, Robert Mugabe

Ici, ce ne sont plus ces citations à ne point finir qui retiennent l’attention. Mais, ses insultes contre les journalistes. Il a beau somnoler en public, quand la presse l’irrite il a les yeux rouges ! Robert Mugabe insulte quel journaliste il veut et sans gêne. « Stupides », « Idiots »… ce sont ses qualificatifs. Son pays est caractérisé par la censure, les agressions de journalistes et des interpellations. Vous êtes journalistes au Zimbabwe ? N’osez pas aborder la question tabou ; la longévité du président Mugabe.

8- Salva Kiir, le cow-boy noir, un zorro impitoyable !

Il a rejoint récemment le club. Depuis 2011, 7 journalistes sont tués. Usant d’une tyrannie mortelle, il aime crier : « la liberté d’expression ne veut pas dire que vous pouvez travailler contre votre pays ! ». Classé zone interdite pour la Presse, le Soudan du Sud traverse depuis des années une crise née d’une rivalité entre Sava Kiir et son Vice-préident et rival Rieck Machar. Sur sa fiche, RSF indique que l’armée et les services de renseignement sont ses outils d’oppression des journalistes.

9- Pierre Nkurunziza, la nouvelle recrue

Un centaine de journalistes en exil, un disparu en 2016. Interdiction de tous les médias indépendants, 4 journalistes poursuivis en justice depuis le putsch manqué ! Pierre Nkurunziza profite de la crise politique dans pays pour devenir prédateur de la Presse. Dernier arrivé, son tableau de bord est pourtant bien sombre. Son gouvernement se charge de discréditer toutes les voix qui évoquent les risques que court la presse. Bien de journalistes ayant couvert la tentative de putsch manqué sont  dans son viseur.

10- Le groupe Etat Islamique

Particulièrement actif en Lybie. Le groupe Etat islamique n’épargne pas les médias dans sa conquête des territoires. Journalistes et journalistes-citoyens sont des proies du groupe. Le contrôle de l’information est son arme. Imprévisible, le groupe Etat islamique utilise les prises d’otages et les assassinats contre les journalistes. Une méthode pour se faire de l’audience.