Le Kâma-Sûtra, bible de la jouissance ou l’art des positions orgasmiques, est un recueil indien datant du quatrième siècle. Il prodigue des conseils aux couples. Cet art d’aimer indien a d’ailleurs été adapté au cinéma. Le plus célèbre est le film « Kâma-Sûtra » de la réalisatrice indienne Mira Nair, sorti en 1997.

Les jeux érotiques du Kâma-Sûtra ne sont pas de simples performances physiques, mais ont pour objectif de développer la complicité sexuelle des partenaires tout en décuplant leur plaisir. Les positions du Kâma-Sûtra sont, depuis longtemps, adoptées et pratiquées par de nombreux Africains. Certains ont bien voulu se confier à nous.

Agée de 28 ans, Madeleine Ayissi aime bien se faire plaisir au lit. Pour son épanouissement sexuel, elle s’inspire des secrets du Kâma-Sûtra. « Je suis très curieuse et avec mon chéri, on aime bien essayer différentes positions », affirme la jeune dame. Comme elle, Laetitia d’une année son ainée apprécie très particulièrement certaines positions du Kâma-Sûtra. Notamment le Nirvana et la levrette. Dans la première position, elle est allongée sur le dos, les jambes tendues et les bras au-dessus de sa tête. Son partenaire s’allonge sur elle. La levrette offre une position d’éloquence au partenaire. Ici, Madame est cambrée à quatre pattes et monsieur agenouillé derrière.  « Ce sont des positions très érotiques qui procurent du plaisir et te permettent de te sentir à l’aise avec ton partenaire. Elles nous permettent également de profiter des zones exogènes de nos différents corps », avance la jeune femme. Souriante.

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Si par le passé les positions du Kâma-Sûtra étaient réservées à des initiés, aujourd’hui les choses ont totalement changé. L’avènement de nouvelles technologies de l’information et de la communication pousse les adolescents à plus de curiosité. Ainsi, dans la pratique, des positions comme « le missionnaire » ou la position classique, où les partenaires sont allongés l’un sur l’autre, semblent révolues. L’heure est aux positions plus « hot » ! Un peu comme « l’Union du papillon » adulée par Edith, une jeune camerounaise âgée de 25 ans. Ici l’homme s’allonge sur le dos avec les jambes serrées, la femme s’assoit sur lui et penche son corps vers l’arrière pour se tenir avec ses mains. « La position du lotus » rentre dans la même catégorie. Dans cette scène, la femme s’allonge sur le dos et replie ses jambes tandis que l’homme se trouve entre ses cuisses et pénètre par le haut ; « la balançoire », l’homme est allongé et sa partenaire s’assied sur lui en lui tournant le dos.  « La première position est très sensuelle. C’est moi qui détermine le rythme des mouvements », affirme la jeune femme.

 Judith Nanga, femme au foyer, a également une appétence pour les jeux de domination. C’est donc en « cavalière » et en « reine fière » que la jeune femme de 30 ans dicte sa loi au lit.

« J’aime quand je suis au-dessus de mon mari et lui est couché sur le lit. De toutes les positions du Kâma-Sûtra, ce sont celles-là que je préfère. J’aime bien me laisser aller et j’aime jouer les déesses avec mon partenaire. Il apprécie bien ».

Noémie, originaire de la Guinée Equatoriale, quant à elle savoure avec délice les plaisirs de l’amour en pleine portée. Se retrouver aux quatre coins d’un mur ravive encore plus sa flamme. C’est donc dans la position de l’Antilope, qu’elle prend son pied. « Dans cette figure, il y a un partage émotionnel entre mon petit ami et moi », affirme la Guinéenne 25 ans.

Avant toute chose, Denise de nationalité Ivoirienne opte pour une bonne préparation avant d’apprécier langoureusement chaque position qu’elle adopte avec son époux. « Après des préliminaires bien approfondis, on commence parfois par la charrette, les jambes levées mon mari au dessus de moi je suis à l’aise… il est difficile de parler de ça de cette façon parce qu’en réalité une fois à l’acte tout vient simultanément », avance-t-elle avant d’ajouter : « Mon mari et moi sommes très  curieux en matière de sexe. Et, l’union doit se faire avec quelqu’un qu’on aime. C’est un partage de chair et d’émotions ».

« J’aime la position de la brouette. C’est à dire soulever les deux jambes de la femme avant de la pénétrer »

Une partenaire flexible

Pour Maxime De Kongui, faire l’amour reste une union sacrée. C’est pourquoi, pour adopter une position, la liberté d’adhésion de sa partenaire est déterminante. De plus, « certaines positions se réalisent plus facilement lorsque ta partenaire est plus flexible », explique ce jeune homme qui s’avoue « très créatif ». « On peut commencer au salon avec des positions classiques. Passer à la chambre avec des positions plus folles et finir  avec le missionnaire. Celles qui me font grimper aux rideaux sont l’araignée et le plombier. J’aime aussi la charrue portée. Encore faudrait-il que la partenaire ne pèse pas », détaille-t-il. Dans la position de l’araignée, les deux partenaires sont face à face.

Chez Emmanuel Atcha, tout dépend aussi de la partenaire. « Lorsqu’on évoque le Kâma-Sûtra, on imagine un ensemble de positions érotiques et de fantasme que l’on peut avoir en adoptant plusieurs positions ». Le jeune togolais semble bien apprécier des positions comme la levrette, le culte et la brouette. Particulièrement, « J’aime la position de la brouette. C’est à dire soulever les deux jambes de la femme avant de la pénétrer ».