Samedi dernier, le président Robert Mugabe menaçait de congédier son vice-président Emmerson Mnangagwa, lequel est à la tête d’une faction au sein du Zanu PF nommée « Team Lacoste ». Dans une émission diffusée sur ZBC, l’on entendait Mugabe déclarer en langue shona : « Ai-je commis une erreur en nommant Mnangagwa comme mon vice-président ? Si le nommer était une erreur, je me débarrasserai de lui d’ici la fin de la journée de demain. Si lui [Mnangagwa] et ses soutiens souhaitent créer leur propre parti, qu’ils le fassent donc ».

Cette menace a finalement été mise en exécution et la première dame du pays, Grace Mugabe, s’apprêterait à prendre la relève à la tête de la vice-présidence. La Youth League et la Women’s League ont d’ailleurs marqué leur approbation à cet égard. La première dame, au cours de la semaine dernière, avait déclaré que le vice-président Mnangagwa se ferait débarquer du gouvernement et du Zanu-PF avant le congrès extraordinaire du parti au pouvoir prévu pour décembre.