Le président Malien IBK A ouvert ce jeudi le Forum « Invest In Mali » destinée à convaincre les investisseurs de venir investir dans son pays. « Le #Mali est une destination qui vaut la peine d’être tentée. Le Mali demeure l’une des plus compétitives en Afrique de l’Ouest », a-t-il dit.

Mais sa tâche s’annonce difficile à cause de l’insécurité qui sévit dans le pays. Les trois grandes provinces du Nord du Mali, Kidal, Gao et Tombouctou vivent sous la menace chronique des nombreux groupes djihadistes depuis 2011.  La présence des soldats français depuis 2013  et de l’ONU (MINUSMA) n’y fait pas grand-chose.

Et ce n’est pas seulement le nord qui n’est pas en sécurité. « Quant au centre du Mali, le gouvernement n’y contrôle que les grandes zones urbaines : l’essentiel du territoire vit sous la coupe des bandits armés. Ces derniers poussent leur avantage militaire jusqu’à frapper régulièrement nos forces dans la région de Ségou », écrit le blogueur malien Abdoulaye Guindo

Insécurité, principal ennemi des investisseurs

« Il est difficile d’attirer des investisseurs quand on est dans une telle instabilité politique, sociale et sécuritaire », dit à This Is Africa une activiste basée à Tombouctou.

C’est clair que la meilleure façon d’attirer les investisseurs sera de restaurer l’autorité de l’Etat sur tout le territoire malien. Les Maliens le savent et c’est d’ailleurs autour de ce thème que le président Ibrahim Boubacar Keita a fait sa campagne électorale et qu’il a été massivement élu en 2013.

La stabilité du Mali devrait encore être au centre des élections prévues  en 2018.