Kako NuBukpo, l’anti conformiste !

Tout part de la visite de M. Macron au Burkina et de son fameux discours. Entres autres réponses sur le sujet du franc CFA, Kako Nubukpo dénoncera des « propos déshonorants pour les dirigeants africains ». Le directeur de l’économie et du numérique de l’OIF ne s’est pas soucié de cette supposée droit de réserve qui aurait pu lui lier l’esprit. Economiste et chercheur, il sait dire ce qu’il pense. Et son limogeage (suspension dit-on dans certains milieux) ne fait que prouver la servitude délibérée d’un continent dont les dirigeants sont des ouvriers du colon.

Parce qu’estimant que les réalités sont plutôt plus compliquées que ce que disent les anti-CFa, les pros n’ont presque jamais voulu ouvrir le débat de fond. Il ne faut certainement pas fâcher le parrain ! Mais c’est sans compter sur Kako Nubukpo qui n’a jamais cacher sa position sur le sujet. Sa sortie du 29 novembre reste dans une logique ; celle de refuser la servitude volontaire.

L’enseignant chercheur confirmera cette vision sur son compte twitter : « tout individu a le choix de vivre pour ses ambitions ou ses convictions. A chaque fois que les deux sont entrées en contradiction, j’ai choisi d’être le porte-voix de mes convictions » ; a-t-il déclaré aux lendemains de son limogeage. « J’ai juste des valeurs, des principes et une passion : l’Afrique », a-t-il ajouté.

CFA-Francophonie, la même mission ?

Cette mise au point doit être comprise par la bande à Michaëlle Jean. Car, pour bien d’internautes, ce limogeage est la preuve des maques qui tombent. La francophonie elle aussi, tout comme le Franc CFA, répond à la même logique. Asservir ! Et elle ne pouvait pas bien se taire sur l’affront ouvert contre le président français. Pour la besogne, ce sont les mêmes ‘’négros’’ qui sont utilisés comme au bon vieux temps.

Jeune Afrique dans une publication écrit : « lors de l’Assemblée générale de l’ONU fin septembre, à New York, le président ivoirien Alassane Ouattara avait signifié à Michaëlle Jean, la secrétaire générale de l’OIF, en présence de leurs deux délégations, qu’il ne comprenait pas que Kako Nubukpo soit maintenu à l’OIF en dépit de ses prises de position sur le Franc CFA »

Comme le dirait Tiken Jah Fakoly : « plus rien ne m’étonne » ! En attendant, il faut des milliers de Kako Nubukpo pour dire « stop » à la servitude volontaire des Africains !